La France est dotée d’un organisme qui controle et assure le respect des droits concernant le traitement des données individuelles : la CNIL. Jusqu’à présent la CNIL s’était toujours opposée à la chasse automatique des « pirates » et avait plutôt plaidé pour une chasse manuelle de la part des majors de l’industrie du disque et du cinéma. Et bien le conseil d’état vient de casser cette décision comme l’annonce cet article de l’expansion et ce communiqué de presse de la CNIL.

Même si le piratage est non plus ni moins que du vol, je ne suis pas sur couvrir une brêche dans les protections des données personnelles soient une bonne idée. En effet, cela crée un précédent facheux qui autorise ici une entreprise d’espionner en toute légalité les internautes afin de débusquer d’éventuelles activités répréhensible. Même si cette surveillance automatisée aura des gardes-fous, on laisse la place à une société privée le droit de jouer un role de police sur le net. Les intérêts publics étant assez souvent éloignés des intérêts privés, cela peut donner donner des idées aux lobiistes d’aller plus loin dans la libéralisation de l’automatisation du traitement des données personnelles. Car la décision du conseil d’état de désavouer la CNIL risque de fragiliser cette dernière.

Ne fesons pas de politique fiction ici mais restons vigilant, il s’agit de nos droits. Pour terminer cet article, je ferais une reflexion un peu facile mais qui me semble pertinente: aujourd’hui le prix d’un CD audio est quasiment celuyi d’un DVD Vidéo..