En ce jour de fête du travail, je vous propose de méditer un peu sur ce qui est pour moi un des gros handicapes de notre pays/société : l’image dégradée des chefs d’entreprise et la quasi inexistance du dialogue social.

Le premier constat est simple à faire pour ce qui est de l’image négative des patrons en France : des grands patrons des grandes entreprises françaises qui ont de mauvais bilans et qui partent avec quelques millions pour fêter cela. Condannable : Oui, moralement et économiquement. Le dernier exemple que j’ai en tête est celui du PDG de ST Microelectronics qui se voit attribuer une augmentation de salaire de 120% alors que les salariés sont depuis plusieurs années sur des plans d’austérité d’augmentation de salaire… Il est facile alors par extension de prendre tous les patrons pour des voleurs ne pensant qu’à se faire de l’argent sur le dos de leurs employés. En tant que porteur de projet, j’ai pour ambition de créer de l’emploi et non pas ne créer que mon emploi. Il m’est difficile alors de m’imaginer que je serais un exploiteur et surtout de laisser dire cela à mon sujet. Une entreprise a pour premier but de générer de l’argent: c’est une réalité. Après il y a différente mannière d’envisager une entreprise: faut il chercher le profit avant tout ou faut il chercher un juste équilibre entre le profit et le bien être des personnes qui participent à générer ce profit? Personnellement, je me vois plus dans la deuxième mouvance et cela pour deux raisons à priori divergentes: l’entreprise est un lieu de vie (on y passe 1/3 de son temps par jour) et le bien être est générateur de profit. Je m’explique: quelqu’un qui se sent bien dans son environnement professionnel sera plus productif, plus innovateur et propagera une bonne image de la société. Bref cela est bon en général pour les affaires. Le revers de la médaille est que le bien être implique un minimum de coûts, donc diminue la rentabilité. Mais avec une rentabilité plus faible, on peut arriver à avoir des fondations beaucoup plus solides pour l’entreprise. Dans le cas des petites sociétés, c’est quasiment vital de fidéliser ses employés… Je suis sûrement idéaliste mais j’essaierai au maximum de réinjecter un maximum des profits dans la société et dans ses employés, au passage, je ne m’oublierai pas (si j’ai la possibilité de me payer) car au final les risques sont principalement pris par l’entrepreneur et il faut bien une contrepartie 😉

Le deuxième constat est aussi assez facile à faire: les patrons et les syndicats ne savent pas dialoguer en France. La méthode classique de dialogue social à la française est: on fait grêve puis on discute et on négocie. Même si des sociétés comme la SNCF essayent de travailler en avance de phase sur les mouvements sociaux, il est triste de constater que les mentalités évoluent trop doucement. Alors la faute est à mettre à mon avis aux deux protagonistes: les patrons et les syndicats. Un des facteurs de ce manque de dialogue est à mon avis le manque de représentativité des syndicats au sein des salariés. Il est difficle alors aux patrons qui ne sont pas forcemment sensible aux problèmes sociaux d’accorder du crédit aux syndicats. Du coup nous sommes toujours sur un rapport de force. A mon avis, il faudrait insiter les salariés à plus se syndiquer et peut être aussi conseiller aux syndicats de ne pas agir comme des partis politiques pour attirer plus de salariés. De l’autre côté, je pense qu’il faut que les patrons qui sont récalcitrant au dialogue comprennent que c’est l’intérêt de l’entreprise de dialoguer. Bref vous l’avez peut être compris, je m’efforcerai de promouvoir le dialogue au sein de ma future entreprise. Dans les petites sociétés, ce n’est pas trop dur de le faire, l’avenir me dictera la suite.

Pour conclure cet article du 1er mai, je suis pour un engagement moral et éthique du patron envers ses employés. Je suis pour développer le bien être au sein de l’entreprise au détriment d’un peu de profit. Je suis pour fidéliser au maximum les employés. Bref je suis idéaliste et je compte bien le rester et appliquer aves les marges que seront les miennes mes engagements.

Ce sujet de société est assez récurrent car au centre de beaucoup des préoccupations des français, quel est votre vision de la société idéale (sachant que les réalités économiques sont là pour limiter l’utopie)?